Les ouvriers : le travail Au début de la grande industrie, les ouvriers des villes vivaient dans une grande misère. Les salaires étaient très bas : à peine de quoi se nourrir pour ne pas mourir de faim. La journée de travail durait 12 heures, parfois 15 heures ! Rien n'interdisait l'emploi des enfants : en 1841, une loi limita à 8 ans l'âge du travail dans la mine ! Dans les taudis de Lille, vers 1850, les ouvriers du textile s'entassaient à dix dans une pièce, à cinq ou six dans le même lit. Toutes les villes industrielles, d'Europe offraient le même spectacle de misère. Pour assurer une liberté totale dans l'industrie, la loi ne permettait pas que les ouvriers se groupent pour se défendre. La grève était interdite. Lorsque les salaires baissaient trop et que se nourrir et se loger devenait impossible, Il ne restait que la révolte. A Lyon, en 1831, la paie des tisseurs de soie, les canuts avaient diminué de moitié en 6 ans. Ils créèrent alors une mutuelle pour s'entraider ; ils voulaient aussi un salaire minimum. Leurs patrons refusèrent et ce fut la révolte. Le gouvernement fit intervenir l'armée pour rétablir l'ordre.
Le charbon fut l'énergie de la révolution industrielle. La force mécanique des machines à vapeur bouleversa les conditions de travail. La mise au point en 1782 par l'Anglais James Watt d'une machine à vapeur efficace permit de développer l'utilisation de l'énergie du charbon. La première locomotive de Stephenson roulait à 7km/h. Dans les usines, la force motrice de la vapeur transformait le travail : les machine à filer , à tisser mécaniques remplaçait le rouet et le métier à tisser. Dans les campagnes cependant, les premières machines à battre utilisant la force de la vapeur n'apparurent que vers 1900. La grande industrie pouvait produire des quantités toujours plus grandes de rails, de tôles, de poutrelles, de tissus de coton … Les artisans ne purent résister à la concurrence de ces usines modernes qui produisaient bien moins cher qu'eux des produits de meilleur qualité. Des milliers de travailleurs indépendants devinrent ouvriers. Quittant leur village, leur forge ou leur atelier de tisserands, avec tous ceux que l'exode rural chassait des campanes, ils devaient travailler dans des conditions très dures.
La naissance du capitalisme La construction des usines nécessitait beaucoup d argent ; plusieurs personnes mettaient des fonds en commun, et chacune possédait, selon sa mise, une partie du capital, divisé en " action " les industriels empruntaient également de l argent aux banques, qui se sont alors multipliées et ont convaincu les particuliers de leur confier leur argent. Pour gagner davantage d'argent, les industriels ont augmenté la productivité : ils ont construit des usines de plus en plus grandes et en ont amélioré l'organisation. Au début du XX siècle, ils ont inventé le travail à la chaîne. Pour construire toutes ces usines, pour exploiter les mines de houille et de fer, il fallait des capitaux en quantité. Certains industriels, comme les Schneider au Creusot, furent les patrons d'immenses ateliers employant des milliers d'ouvriers. Mais, le plus souvent, la fortune d'une seule famille ne suffisait plus pour créer une grande usine. On eut alors l'idée de s'adresser à des dizaines d’épargnants.Chacun apportait une partie du capital et devenait propriétaire d'une l'usine nouvelle. Il pouvait, s'il le désirait, revendre sa part comme il aurait vendu un champ ou une maison. Il s'adressait alors à un marché spécial, la bourse où s'échangeaient des parts d'entreprises, appelée actions. Ce marché était très souvent animé, car nombreux étaient ceux qui voulaient acheter des actions d'une entreprise qui faisait beaucoup de bénéfices. Les industriels s'adressaient aussi aux banquiers pour obtenir des capitaux. Devant cette forte demande d'argent, des banques nouvelles naquirent : la société générale en 1863, le crédit lyonnais en 1864. Les capitaux qu'elles prêtaient ne venaient pas seulement de la fortune de quelques familles, mais des petites sommes que des milliers de Français déposaient.
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L'ère industrielle La révolution industrielle repose sur l'usage systématique de la machine et l'utilisation de la vapeur. L’utilisation des machines a permis d accroître la production et de diminuer les coûts Les petits atelier artisanaux ont presque disparu au profit des usines. L'industrialisation a commencé au XVIII e siècle et s'est accélérée au XIXe siècle : c est ce que l'on appelle la " Révolution industrielle ". Cela concerne les mines (charbon), la métallurgie et L'industrie textile, puis tous les domaines de production. Elle commence au Royaume-Uni, dans le Nord et l'Est de la France et en Allemagne, avant de s'étendre en Europe et en Amérique du nord
La révolution industrielle est à l'origine d'une société nouvelle La société capitaliste se caractérise par une croissance vive et régulière des productions malgré les crises. Dans l'industrie textile, la métallurgie et l'industrie du charbon, de grandes entreprises emploient des centaines d'ouvriers. L'amélioration de l'outillage, l'utilisation des engrais chimiques, le recours à la sélection des espèces et des semences entraînent l'augmentation des rendements agricoles. La révolution des transports, avec la construction des réseaux ferrés et les bateaux à vapeur, favorise l'accroissement des échanges intérieurs et internationaux. Ces progrès s'accompagnent d'une lente baisse des prix et d'une hausse du pouvoir d'achat et de la consommation CLIQUER SUR LES IMAGES POUR LES AGRANDIR